Chirurgie

CHIRURGIE


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La très grande variété des tableaux cliniques, singulièrement en ce qui concerne la gravité et l’évolutivité des atteintes, rend compte d’attitudes thérapeutiques divergentes selon les spécialistes concernés.


Au « tout chirurgical » classique, s’oppose désormais le « tout médical », l’un comme l’autre inadaptés, car méconnaissant la nécessité d’une coopération médico-chirurgicale.


Il n’y a pas d’essais contrôlés permettant de savoir quand pratiquer un acte chirurgical, ni quel type de procédure utiliser (Ingram 2015). Dans la littérature, les résultats opératoires sont difficilement comparables en raison de la grande variété des lésions traitées et de leur gravité, qui ne sont pas toujours bien explicitées (Revuz 2015). Des essais contrôlés sont donc nécessaires pour éclairer les praticiens sur les meilleurs choix chirurgicaux (Mehdizadeh, 2015). Toutefois, sur la zone traitée, la chirurgie reste considérée comme le seul traitement curatif.


La chirurgie reste considérée comme le seul traitement curatif de la zone traitée : les patients doivent en être informés d’emblée. Elle est de préférence effectuée après avoir « refroidi » les lésions par un traitement médical pré-opératoire mais ceci n’a pas fait l’objet d’essais contrôlés.


Le traitement chirurgical doit s’envisager systématiquement dans le cadre d’une coopération médico-chirurgicale. Le choix du traitement chirurgical est fonction de la présentation clinique, en urgence devant un abcés, ou programmée dans les autres cas : 

1 – Devant un nodule abcédé, fluctuant, l’incision-drainage ou le deroofing au punch est indiquée en urgence car elle permet un soulagement immédiat des douleurs.Elle ne constitue pas un traitement définitif et les récidives sont très fréquente 

2 – Devant un nodule froid persistant de Hurley I ou des tractus sinueux (tunnels, fistules) de Hurley II, on peut pratiquer : - soit une exérèse complète limitée à la lésion , avec ou sans suture directe. Les taux de récidive varient entre 40 et 70%; - soit une marsupialisation avec une ablation du toit de ces lésions : elle permet une économie de peau saine ; la réparation est ici faite par une cicatrisation dirigée. Les récurrences sont selon les études de 20 à 50 %. Ces exérèses sont pratiquées le plus souvent sous anesthésie locale, au besoin tumescentes, et sont donc accessibles à des dermatologues experts en chirurgie dermatologique. 

3 – Devant un plastron cicatriciel ou des cordons de Hurley II et surtout III , une exérèse large est proposée sous anesthésie générale : une marge de sécurité de peau saine latérale (1 à 3 cm) et profonde est recommandée. Il ne faut pas réduire la perte de substance pour faciliter la reconstruction . La suture directe est généralement impossible et la fermeture se fait par cicatrisation dirigée, greffe de peau mince ou lambeau. Cette exérèse large donne les meilleurs résultats thérapeutiques avec le taux le plus bas de récidives sur la zone traitée (0 à 15 %). Elle implique des soins locaux post-opératoires prolongés. A long terme, il y a un risque Prise en charge de l’Hidradénite Suppurée 74 de cicatrices rétractiles (notamment, brides axillaires, béance vulvaire, sténose ou incontinence anale) qu’il faut prévenir par des postures et de la kinésithérapie.


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